Hub Science · Fibrose et santé tissulaire

PRP et maladie de La Peyronie : préparation, mécanismes et niveau de preuve

Le plasma riche en plaquettes (PRP) est un concentré autologue obtenu par centrifugation du sang. Ce dossier documente sa préparation, sa composition, les mécanismes biologiques étudiés et le niveau de preuve réel dans la maladie de La Peyronie — une utilisation qui demeure expérimentale et ne constitue pas un traitement de référence.
24 min de lecture
Planche scientifique : tube de sang centrifugé montrant la séparation du plasma, de la couche leucoplaquettaire et des globules rouges, à côté d'une représentation de plaquettes libérant des facteurs de croissance.

Figure 1. Principe du plasma riche en plaquettes : séparation des fractions sanguines par centrifugation et recueil de la fraction plaquettaire.

Planche schématique, non à l'échelle ; elle n'illustre ni un protocole recommandé ni un résultat clinique.

Réponse rapide
Qu'est-ce que le PRP ?
Un concentré de plaquettes obtenu par centrifugation du sang autologue : le sang se sépare en plasma, couche leucoplaquettaire et globules rouges, et la fraction riche en plaquettes est recueillie.
En savoir plus
Le PRP soigne-t-il la maladie de La Peyronie ?
Non, cela n'est pas établi. Le PRP est étudié dans ce contexte, mais les données cliniques disponibles sont limitées et hétérogènes ; il ne constitue pas un traitement de référence.
En savoir plus
Pourquoi les résultats des études sont-ils difficiles à comparer ?
Parce qu'il n'existe pas un PRP mais des PRP : la concentration plaquettaire, la présence de leucocytes, l'activation et le protocole de centrifugation varient d'une étude à l'autre.
En savoir plus

1. Qu'est-ce que le PRP ?

Le PRP — plasma riche en plaquettes — désigne une fraction du sang enrichie en plaquettes, obtenue à partir d'un prélèvement veineux du patient lui-même. Le sang est recueilli sur anticoagulant, puis centrifugé : ses composants se répartissent par densité. La couche contenant les plaquettes est prélevée, éventuellement activée, et utilisée dans un délai court.

Le PRP est donc un produit autologue (issu du patient) et non standardisé : sa composition dépend du sang de départ et du protocole employé. Contrairement à un médicament, il n'a pas de formulation fixe ni de dose unitaire définie.

2. Ce que contient le sang

Le sang associe une phase liquide, le plasma, et des éléments figurés : globules rouges (érythrocytes), globules blancs (leucocytes) et plaquettes (thrombocytes). Les plaquettes sont les plus petits de ces éléments ; ce sont des fragments cellulaires issus des mégacaryocytes médullaires, dépourvus de noyau.

Les plaquettes participent à l'hémostase, mais aussi à la réponse tissulaire à une lésion : elles adhèrent, s'agrègent et libèrent le contenu de leurs granules — d'où l'intérêt de recherche pour les concentrer.

Illustration médicale de la composition du sang : plasma, globules rouges, globules blancs et plaquettes représentés à l'échelle relative.

Figure 2. Composition du sang : phase plasmatique et éléments figurés (érythrocytes, leucocytes, plaquettes). Les plaquettes représentent une fraction très minoritaire du volume sanguin total.

Illustration schématique, proportions non respectées.

3. Préparation d'un PRP

La préparation suit une séquence simple dans son principe : prélèvement veineux sur tube contenant un anticoagulant, centrifugation, repérage des fractions séparées, prélèvement de la fraction plaquettaire, puis éventuelle activation. Chaque étape peut être conduite de multiples façons.

Étapes usuelles

  • prélèvement d'un volume de sang défini, sur anticoagulant ;
  • centrifugation à une vitesse et pendant une durée déterminées ;
  • identification visuelle des fractions séparées dans le tube ;
  • aspiration de la fraction enrichie en plaquettes ;
  • seconde centrifugation dans certains protocoles ;
  • activation facultative (calcium, thrombine) avant utilisation.

Vidéo 1. Rotation de la centrifugeuse pendant la séparation des fractions sanguines.

Document vidéo original AARO LAB

4. Centrifugation et séparation des fractions

La centrifugation applique au tube une accélération très supérieure à la pesanteur. Les composants du sang se stratifient selon leur densité : les érythrocytes, les plus denses, sédimentent au fond ; une fine couche blanchâtre — la couche leucoplaquettaire, ou buffy coat — se forme au-dessus ; le plasma, le moins dense, occupe la partie supérieure. Les plaquettes se répartissent principalement à l'interface et dans la partie basse du plasma.

Photographie d'un tube après centrifugation montrant la séparation nette entre le plasma surnageant et le culot de globules rouges.

Figure 3. Tube après centrifugation : la séparation entre le plasma surnageant et le culot érythrocytaire est directement visible.

Photographie documentaire originale AARO LAB.

Illustration d'un tube après centrifugation montrant trois couches : plasma en haut, fine couche leucoplaquettaire au milieu, globules rouges au fond.

Figure 4. Stratification des fractions sanguines après centrifugation : plasma, couche leucoplaquettaire riche en plaquettes et leucocytes, culot érythrocytaire.

Illustration schématique. L'épaisseur relative des couches varie selon l'échantillon et le protocole.

5. Pourquoi il n'existe pas « un » PRP

L'hétérogénéité des préparations est le principal obstacle à l'interprétation de la littérature. Deux préparations appelées « PRP » peuvent différer d'un facteur important sur la concentration plaquettaire finale, la présence de leucocytes, le volume et l'activation.

CritèreProtocole plus simpleProtocole plus concentré
Vitesse et durée de centrifugationCentrifugation unique, courteDouble centrifugation, plus longue
LeucocytesPRP pauvre en leucocytes (LP-PRP)PRP riche en leucocytes (LR-PRP)
Concentration plaquettaireLégère concentration au-dessus du sang totalConcentration plusieurs fois supérieure
ActivationNon activé, libération progressive in situActivé (calcium, thrombine) avant injection
Volume et séancesVolume faible, séance uniqueVolume plus élevé, séances répétées

Paramètres qui font varier la composition d'un PRP d'un protocole à l'autre.

6. Plaquettes et facteurs de croissance

Les plaquettes contiennent des granules alpha renfermant de nombreuses protéines : PDGF (platelet-derived growth factor), TGF-β, VEGF, EGF, IGF-1, fibronectine, thrombospondine. Lors de l'activation plaquettaire, ces molécules sont libérées dans le milieu et peuvent interagir avec les récepteurs des cellules environnantes.

Ces facteurs interviennent dans la prolifération cellulaire, la migration, l'angiogenèse et le remodelage de la matrice extracellulaire. Il est important de noter que plusieurs d'entre eux — le TGF-β en particulier — sont également impliqués dans les processus fibrotiques. Leur rôle n'est donc pas univoquement « réparateur ».

Illustration médicale de l'activation plaquettaire : plaquette changeant de forme et libérant les facteurs de croissance contenus dans ses granules alpha.

Figure 5. Activation plaquettaire et dégranulation : libération de PDGF, TGF-β, VEGF, EGF et IGF-1 dans le milieu extracellulaire.

Illustration schématique des mécanismes décrits in vitro.

7. Rappel : la maladie de La Peyronie

La maladie de La Peyronie est une affection acquise de la verge caractérisée par la formation d'une plaque fibreuse au sein de la tunique albuginée, l'enveloppe conjonctive des corps caverneux. Elle peut s'accompagner d'une courbure, d'une déformation, d'une douleur en érection et d'un retentissement fonctionnel et psychologique.

On distingue classiquement une phase active — évolutive, souvent douloureuse — et une phase stable où la déformation ne progresse plus. Cette distinction conditionne les options de prise en charge. Le dossier dédié à la maladie de La Peyronie détaille l'épidémiologie, le diagnostic et les traitements.

8. Fibrose de la tunique albuginée

Sur le plan tissulaire, la plaque résulte d'un processus de réparation dérégulé : activation de fibroblastes en myofibroblastes, production excessive de collagène, désorganisation des fibres élastiques et remaniement de la matrice extracellulaire. Le stress oxydatif et l'inflammation locale sont décrits comme des contributeurs.

Illustration médicale comparant une tunique albuginée saine, aux fibres régulières, et une tunique albuginée porteuse d'une plaque fibreuse désorganisée.

Figure 6. Tunique albuginée saine et tunique porteuse d'une plaque fibreuse : désorganisation des faisceaux de collagène et perte d'élasticité localisée.

Illustration schématique inspirée des descriptions histologiques publiées ; elle ne représente pas une coupe réelle de patient.

Cette organisation tissulaire explique la difficulté thérapeutique : une fibrose constituée est une structure remaniée, et non un simple retard de cicatrisation.

9. Mécanismes étudiés du PRP dans la fibrose

Les hypothèses avancées dans la littérature portent principalement sur quatre axes : modulation de l'inflammation locale, effets sur la balance de production et de dégradation du collagène (MMP/TIMP), influence sur la différenciation myofibroblastique, et soutien de la microcirculation locale via des facteurs angiogéniques.

Illustration schématique des mécanismes étudiés du PRP : modulation de l'inflammation, remodelage du collagène, différenciation myofibroblastique et angiogenèse locale.

Figure 7. Mécanismes étudiés du PRP dans un contexte fibrotique. Ces axes sont documentés expérimentalement ; ils ne constituent pas une chaîne d'effets démontrée chez l'humain.

Illustration schématique à visée pédagogique.

10. Données précliniques

Des travaux in vitro montrent que les concentrés plaquettaires modifient la prolifération et le phénotype de fibroblastes en culture, avec des résultats dépendant fortement de la concentration et de la présence de leucocytes. Des modèles animaux de lésion de la tunique albuginée ont été utilisés pour étudier le dépôt de collagène après injection de concentrés plaquettaires.

Ces travaux sont hétérogènes, généralement de faible effectif, et rarement reproduits par des équipes indépendantes avec un protocole identique. Ils justifient la poursuite de la recherche, non une utilisation courante.

11. Données cliniques chez l'humain

Les publications cliniques disponibles dans la maladie de La Peyronie sont peu nombreuses. Il s'agit principalement de séries observationnelles ou d'études non randomisées, avec des effectifs limités, des critères de jugement variables (courbure, douleur, taille de plaque, scores de fonction) et des durées de suivi courtes.

Les revues critiques consacrées aux thérapies dites régénératives en médecine sexuelle masculine convergent : les résultats rapportés ne permettent pas de conclure à une efficacité établie, et le risque de biais est élevé en l'absence de bras contrôle et d'aveugle.

CritèreCe qui est observéCe qui manque
Type d'études majoritaireSéries observationnelles, effectifs limitésEssais randomisés contrôlés rares
Critères de jugementHétérogènes d'une étude à l'autrePas de critère consensuel unique
Durée de suiviSouvent courte (quelques mois)Données à long terme manquantes
Comparabilité des protocolesPréparations non standardiséesMéta-analyse fiable difficile

Ce que montrent — et ne montrent pas — les études cliniques disponibles.

12. Niveau de preuve : où en est-on ?

En l'état de la littérature, le PRP dans la maladie de La Peyronie relève de la recherche clinique. Il n'apparaît pas parmi les traitements recommandés dans les principales recommandations urologiques, qui reposent sur des données d'un niveau plus élevé.

13. Sécurité et risques

Le caractère autologue limite le risque immunologique et le risque de transmission infectieuse liée à un donneur. Les événements rapportés sont principalement locaux et liés au geste : douleur au point d'injection, ecchymose, œdème transitoire, et plus rarement infection.

Les risques dépendent aussi de la région traitée et de l'expérience de l'opérateur. Toute injection dans la verge relève d'une évaluation spécialisée. L'absence d'effet indésirable grave fréquemment rapporté ne constitue pas une preuve d'efficacité.

14. Cadre réglementaire et information du patient

Le statut réglementaire du PRP varie selon les pays et selon l'indication revendiquée. Plusieurs autorités sanitaires ont publié des mises en garde concernant des produits présentés comme « régénératifs » proposés hors d'un cadre d'évaluation robuste, avec des allégations non étayées.

Une information loyale suppose d'indiquer explicitement le caractère expérimental de l'approche, l'absence de garantie de résultat, le coût, et l'existence d'alternatives évaluées.

15. Ce que le PRP ne fait pas

  • Il ne dissout pas une plaque fibreuse. Aucune donnée solide ne documente une disparition de plaque attribuable au PRP.
  • Il ne corrige pas une déformation installée. Une courbure stable relève d'une évaluation urologique spécifique.
  • Il n'est pas standardisé. Deux préparations peuvent différer substantiellement.
  • Il ne remplace pas les traitements évalués. Les recommandations existantes ne l'incluent pas.
  • Il n'a pas d'effet prévisible individuellement. L'hétérogénéité des réponses rapportées est majeure.

16. Traitements de référence de la maladie de La Peyronie

Selon la phase de la maladie et son retentissement, les recommandations urologiques décrivent plusieurs options : surveillance en phase active peu symptomatique, traitements intralésionnels évalués, dispositifs de traction, et chirurgie réservée à la phase stable en cas de gêne fonctionnelle significative. Le choix relève d'une décision médicale individualisée.

17. Questions utiles à poser à un praticien

  • Quel est le niveau de preuve de cette approche dans mon cas précis ?
  • Quel protocole de préparation est utilisé, et pourquoi celui-ci ?
  • Quels critères permettront de juger d'un éventuel effet, et à quelle échéance ?
  • Quelles alternatives évaluées existent pour ma situation ?
  • Quels sont les risques, le coût, et que se passe-t-il en l'absence d'effet ?

18. Questions fréquentes

Le PRP, ou plasma riche en plaquettes, est un concentré de plaquettes obtenu à partir du sang du patient lui-même. Après un prélèvement veineux, le sang est centrifugé : il se sépare en plasma, couche leucoplaquettaire et globules rouges. La fraction enrichie en plaquettes est recueillie. Il ne s'agit ni d'un médicament standardisé, ni d'un produit issu d'un donneur.

Le sang est prélevé sur anticoagulant puis placé dans une centrifugeuse. La rotation crée une force centrifuge qui trie les éléments du sang par densité. Selon la vitesse, la durée et le nombre de centrifugations, la composition finale du concentré varie fortement — c'est l'une des principales sources d'hétérogénéité entre les études.

Essentiellement du plasma et des plaquettes concentrées, avec ou sans leucocytes selon le protocole. Les plaquettes contiennent des granules alpha libérant des facteurs de croissance : PDGF, TGF-β, VEGF, EGF, IGF-1, ainsi que des cytokines et des protéines d'adhésion.

Non, cela n'est pas démontré. Le PRP est étudié dans la maladie de La Peyronie, mais les données humaines disponibles sont peu nombreuses, souvent de faible effectif, rarement randomisées et de recul court. Aucune donnée ne permet d'annoncer une guérison ni une régression prévisible de la plaque fibreuse.

Aucune preuve solide ne permet de l'affirmer. Une plaque correspond à un remaniement fibreux organisé de la tunique albuginée, avec dépôt désorganisé de collagène. La biologie du remodelage matriciel n'implique pas qu'un apport de facteurs de croissance dissolve une fibrose constituée.

Parce qu'il n'existe pas un PRP unique. Concentration plaquettaire, présence ou absence de leucocytes, activation ou non par le calcium ou la thrombine, volume injecté, nombre de séances : ces paramètres varient d'un protocole à l'autre et rendent les résultats difficilement comparables.

Le produit étant autologue, le risque immunologique est faible. Les effets rapportés sont surtout liés au geste : douleur, ecchymose, œdème, plus rarement infection. Dans une région comme la verge, tout geste injectable comporte des risques spécifiques et relève d'une évaluation médicale spécialisée.

Selon la phase de la maladie et le retentissement, les recommandations urologiques mentionnent la surveillance, certains traitements oraux ou intralésionnels évalués, des dispositifs de traction, et la chirurgie en phase stable. Le PRP n'y figure pas comme traitement établi.

Le statut du PRP varie selon les pays et selon l'indication. Plusieurs autorités sanitaires rappellent que des produits présentés comme « régénératifs » sont proposés en dehors d'un cadre d'évaluation robuste. Une information claire sur le caractère expérimental est indispensable.

19. Références

  1. [1]Marx RE. (2004). Platelet-rich plasma: evidence to support its use. J Oral Maxillofac Surg. PMID : 15085519
  2. [2]Dohan Ehrenfest DM, et al. (2009). Classification of platelet concentrates: from pure PRP to leucocyte- and platelet-rich fibrin. Trends Biotechnol. PMID : 19187989
  3. [3]Everts P, et al. (2020). Platelet-rich plasma: new performance understandings and therapeutic considerations. Int J Mol Sci. PMID : 33096812
  4. [4]Fadadu PP, et al. (2019). Review of concentration yields in commercially available platelet-rich plasma separation systems. Regen Med. PMID : 31855140
  5. [5]Oudelaar BW, et al. (2019). Concentrations of blood components in commercial PRP separation systems: a review. Am J Sports Med. PMID : 30179552
  6. [6]Andia I, Maffulli N. (2013). Platelet-rich plasma for managing pain and inflammation in osteoarthritis. Nat Rev Rheumatol. PMID : 23670158
  7. [7]Nurden AT. (2011). Platelets, inflammation and tissue regeneration. Thromb Haemost. PMID : 21479340
  8. [8]Blair P, Flaumenhaft R. (2009). Platelet alpha-granules: basic biology and clinical correlates. Blood Rev. PMID : 19616346
  9. [9]Barrientos S, et al. (2008). Growth factors and cytokines in wound healing. Wound Repair Regen. PMID : 19128254
  10. [10]Gonzalez-Cadavid NF, Rajfer J. (2010). Treatment of Peyronie's disease with PDE5 inhibitors: an antifibrotic strategy. Nat Rev Urol. PMID : 20458330
  11. [11]Devine CJ, et al. (1997). Proposal: trauma as the cause of the Peyronie's lesion. J Urol. PMID : 9224297
  12. [12]Gonzalez-Cadavid NF. (2009). Mechanisms of penile fibrosis. J Sex Med. PMID : 19267850
  13. [13]Sherer BA, Levine LA. (2014). Current management of Peyronie's disease: a review. Curr Urol Rep. PMID : 24700270
  14. [14]Nehra A, et al. (AUA). (2015). Peyronie's disease: AUA guideline. J Urol. PMID : 26095011
  15. [15]Hatzimouratidis K, et al. (EAU). (2012). EAU guidelines on penile curvature. Eur Urol. PMID : 22364941
  16. [16]Gelbard M, et al. (2013). Clinical efficacy, safety and tolerability of collagenase Clostridium histolyticum for Peyronie's disease (IMPRESS I and II). J Urol. PMID : 23291502
  17. [17]Chung E, et al. (2016). Evidence-based management guidelines on Peyronie's disease. J Sex Med. PMID : 27498825
  18. [18]Ziegelmann MJ, et al. (2019). Restorative therapies for erectile dysfunction and Peyronie's disease: a critical appraisal. Transl Androl Urol. PMID : 31555569
  19. [19]Liu B, et al. (2019). Platelet-rich plasma therapy in male sexual medicine: a systematic review. Sex Med Rev. PMID : 31447414
  20. [20]Scott S, et al. (2019). Platelet-rich plasma and treatment of erectile dysfunction: critical review of the literature. Sex Med Rev. PMID : 30833169
  21. [21]Epifanova MV, et al. (2020). Platelet-rich plasma therapy for male sexual dysfunction: myth or reality?. Sex Med Rev. PMID : 31447415
  22. [22]Masterson TA, et al. (2023). Platelet-rich plasma for the treatment of erectile dysfunction: a randomized, double-blind, placebo-controlled clinical trial. J Urol. PMID : 36598409
  23. [23]Alkhayal S, Lourdes M. (2021). Platelet-rich plasma injections in Peyronie's disease: preliminary observational experience. J Clin Med. PMID : 34362034
  24. [24]Virag R, et al. (2017). Evaluation of the benefit of using a combination of autologous platelet-rich plasma and hyaluronic acid for the treatment of Peyronie's disease. Sex Health Issues. DOI : 10.15761/SHI.1000102
  25. [25]Chung E. (2021). Regenerative therapy in Peyronie's disease: current status and future perspectives. World J Mens Health. PMID : 33474841
  26. [26]FDA. (2019). Consumer alert on regenerative medicine products including stem cells and exosomes. U.S. Food and Drug Administration · Voir la source

Dossiers connexes